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Note familiale
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SABOT Reymond et FOURNEL Marie
Contrat de mariage à Sainte-Sigolène, le 18 janvier 1794
Par-devant le notaire public à la résidence soussigné, furent présents Reymond Sabot, maçon demeurant à Pravel commune dudit Sainte-Sigolène, fils légitime de Claude et Marguerite Beneyton d'une part, et Marie Fournel aussi fille légitime de Antoine et de Marie Giron, cultivateurs au dit lieu du Mont, même commune d'autre part, lesquelles parties procédant le futur de l'autorité et consentement de son père, et la future de celle de son père ici présent, ont promisde s'épouser à la forme de la loi, à peine de tous dépens, dommages et intérêts contre le refusant. En faveur duquel futur mariage s'est établi le dit Fournel père, lequel a donné et constitué dot à la dite fille future épouse acceptante, la somme de trois cents livres, un habit de noces selon la condition, un garde robe en bois pin à deux portes et un tiroir sur le milieu, un métier à ruban, trois manses blé seigle mesure de Monistrol, et trois brebis évalué le tout à la somme de soixante livres en déduction de laquelle le dit futur époux déclare avoir reçu par avant les présents, le métier à ruban, blé et brebis dont il quitte le dit Fournel père, et le surplus allait ci-conjointement à autre Antoine Fournel son fils, ici présents ont promis et se sont obligés solidairement de payer à leur fille et sour et elle audit futur époux savoir de ce jour en un an la somme de cent livres et ladite garde robe et le surplus qui est la somme de deux cents livres à paiements égaux de chacun cinquante livres, le premier desquels écherra de ce jour en deux ans et ainsi continuant d'année à autre jusqu'à fin du paiement et sans intérêts qu'allant d'iceux. De laquelle constatation en provient du chef maternel la somme de cent livres et tout le surplus du chef paternel au moyen de quoi la future a renoncé à ceux en faveur de ses père et frère et par exprès à tout partage. Ainsi les parties l'ont voulu sous les peines du droit, fait et recette audit ... dans notre étude le vingt neuf nivôse après-midi de l'an second de la République une et indivisible, en présence de Jacques Sabot cultivateur au lieu du Martouret, et de Pierre Colombet carrabetier audit bourg soussigné avec le dit Sabot père les autres parties illétrées de ce enquis et requis.
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